DSK, Relaxé, Indépendance des Magistrats

IMG_7437bNotre analyse s’est révélée exacte.

Au delà des considérations morales, le Tribunal a appliqué le Droit.

Ce qui nous amène à nous poser la question de savoir si les Juges d’Instruction ont raisonné et agi en Droit ou en Morale.

Le monde judiciaire est traversé par des débats sur “l’indépendance” des Juges et des Procureurs.

Mais il n’est question dans ces pseudo débats que de l’indépendance à l’égard du pouvoir exécutif.

Or, la véritable indépendance est celle de la pensée.

Juges ou Procureurs sont avant tout des “collègues”.

Issus de la même école (L’École Nationale de la Magistrature), affectés au siège (Juges) ou au Parquet (Procureurs) en fonction de leur rang de sortie à la fin de leurs études.

Passant, au cours de leur carrière du siège (Juge) au parquet (Procureurs), et du parquet au siège, en fonction de leur “plan de carrière…(Il y a quelques exceptions admirables).

Dès lors, pourquoi faut-il admettre comme un principe incritiquable que nos “Magistrats”, Juges et Procureurs confondus sont ou doivent se voir reconnaître un statut d’indépendants.

Ils ne le seront un jour peut-être que lorsque après avoir exercé d’autres fonctions, ils accèderont à cette fonction unique de juger.

Les Procureurs en revanche, pour pouvoir revendiquer leur “indépendance” devront concevoir qu’ils ne sont pas “Magistrats”, c’est à dire “Collègues” des Juges, mais Avocats du Ministère Public, Avocats de la poursuite des crimes, délits et contraventions.

Je crains que ceux que j’appelle à rejoindre, comme en Amérique du Nord et ailleurs, la famille des “Avocats”, s’y refusent, corporatisme et plan de carrière s’imposant.

J’en rêve depuis plus de 20 ans, et ne désespère pas que rêve devienne réalité.

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